Réseaux

Centre thématique de recherche en neurosciences (CTRN)

 

MISSION SCIENTIFIQUE

La mission principale du Centre thématique de recherche en neurosciences est de promouvoir la recherche et favoriser la formation en neurosciences dans le réseau de l'Université Laval. Le CTRN est un centre universitaire qui regroupe plus de 70 chercheurs œuvrant dans différents secteurs du vaste domaine des neurosciences, incluant les neurosciences fondamentales, la neurologie, la neurochirurgie, la psychologie et la psychiatrie. Il se veut un lieu d'interactions et de collaborations actives entre ces chercheurs de sorte que leurs recherches de haut niveau mènent à une meilleure compréhension du fonctionnement normal du cerveau ainsi qu'au développement de thérapies efficaces pour contrer les maladies qui affectent cet organe complexe. Bien qu'il soit avant tout un point de ralliement pour tous les neuroscientifiques de la grande région de Québec, ce site est ouvert à toute personne intéressée par le domaine des neurosciences au Québec ainsi que partout dans le monde..


PROGRAMMATION SCIENTIFIQUE

Bien que très diversifiés, les travaux de recherche des membres du CTRN peuvent être regroupés autour de cinq thèmes principaux, soit : 1) « Vieillissement et maladies neurodégénératives », 2) « Douleur et contrôle sensorimoteur », 3) « Circuiterie et plasticité », 4) « Stress et sommeil », et 5) « Neurobiologie de la santé mentale ». À chacune de ces thématiques est associé le nom de la personne responsable du regroupement.


1. « Vieillissement et maladies neurodégénératives » (F. Calon)

La recherche en neurosciences sur le vieillissement et les maladies neurodégénératives est une force à l'Université Laval depuis plus de 40 ans. Aux chercheurs travaillant sur la maladie de Parkinson se sont ajoutés au fil des ans ceux intéressés à la maladie d'Alzheimer, la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique, ainsi qu'à d'autres types de neurodégénérescence reliée au vieillissement. Aujourd'hui, une trentaine d'équipes parmi les plus productives de l'Université étudient la génétique, la pathophysiologie et le suivi en neuroimagerie de ces maladies, ou développent de nouvelles approches thérapeutiques. Ces axes de recherche profitent des travaux plus fondamentaux en neuroimmunologie et en biologie cellulaire et moléculaire. Plusieurs chercheurs œuvrant sous cette thématique exploitent différents modèles animaux de maladies neurodégénératives alors que d'autres évaluent les performances de patients souffrant de ces pathologies très incapacitantes afin d'en détecter les signes précoces et de développer de traitements efficaces. Chez l'humain, une attention particulière est portée à la neuropsychologie des troubles de l'humeur et des déficits cognitifs associés au vieillissement normal et pathologique.


2. « Douleur et contrôle sensorimoteur » (L. Bouyer)

Les chercheurs de ce regroupement utilisent des méthodes variées à la fine pointe de la technologie, depuis la biologie cellulaire et moléculaire appliquée à l'animal jusqu'à la génétique et la neuroimagerie chez l'humain, en passant par l'électromyographie, la robotique, la stimulation sensorielle et motrice (TMS), et la réalité virtuelle. Cette approche permet de comprendre les mécanismes neuronaux qui sous-tendent la nociception ainsi que ceux impliqués dans le passage de la perception sensorielle à l'acte moteur. Les travaux portent principalement sur les mécanismes spinaux de la douleur chronique, les phénomènes de réadaptation et de plasticité neuronale associés à des lésions spinales entraînant des déficits locomoteurs, l'implication respective du cortex cérébral, du tronc cérébral et de la moelle épinière dans le contrôle de la motricité, l'impact de la douleur sur les représentations du corps et l'apprentissage moteur, le développement de thérapies cellulaires pour la dystrophie musculaire, la génétique des ataxies et des neuropathies héréditaires, l'analyse par imagerie cérébrale de la représentation de la douleur, et le vieillissement du système neuronal sensorimoteur du langage.


3. « Circuiterie et plasticité » (M. Parent)

L'étude des mécanismes cellulaires, moléculaires qui régulent le développement, le maintien et la réorganisation anatomique et fonctionnelle des réseaux neuronaux, tant dans des conditions normales que pathologiques, constitue le principal thème abordé par les chercheurs de ce regroupement. En plus d'utiliser des techniques qui permettent d'élucider les caractéristiques morphologiques, physiologiques et pharmacologiques des différents circuits neuronaux, les chercheurs développent et exploitent de nouvelles approches expérimentales reposant, entre autres, sur le génie tissulaire et l'optique/photonique. Les travaux des chercheurs de ce regroupement portent notamment sur le remodelage synaptique impliqué dans l'apprentissage, la mémoire, le vieillissement et l'apparition de crises épileptiques ainsi que sur le développement et l'exploitation de sondes optiques permettant de visualiser, en temps réel, l'activité neuronale et d'évaluer la démyélinisation de la moelle épinière impliquée dans différentes pathologies. Les chercheurs étudient également le rôle de la neurogenèse postnatale dans la plasticité cérébrale, l'implication de différents gènes dans la régulation et le maintien des circuits neuronaux jouant un rôle dans le comportement psychomoteur et la dépendance aux drogues, les défectuosités génétiques des canaux ioniques, le rôle des cellules gliales et de l'inflammation dans l'établissement et le maintien de la circuiterie neuronale, la modélisation de la moelle épinière par génie tissulaire ainsi que la plasticité cérébrale humaine en condition normale et pathologique (lésions vasculaires, démence, tumeurs, etc.) grâce à la neuroimagerie.


4. « Stress et sommeil » (G. Drolet)

Le stress et les troubles du sommeil affectent significativement la qualité de vie de millions d'individus. Il est donc important de comprendre les mécanismes neuronaux qui sous-tendent ces phénomènes afin d'élaborer de nouvelles thérapies permettant de mieux gérer le stress et d'atténuer les dérèglement du cycle veille-sommeil. Des études effectuées autant chez l'animal que chez l'homme permettent d'aborder ces problématiques grâce à des approches méthodologiques telles que la neurochimie et la microcircuiterie neuronales, l'électrophysiologie, l'électrorétinographie, la stimulation cérébrale transcrânienne et les analyses comportementales. En ce qui a trait au stress, les chercheurs s'intéressent principalement à l'implication des endorphines dans la résilience et la vulnérabilité au stress chronique, aux troubles respiratoires reliés au stress de la séparation maternelle chez le nouveau-né, (crise de panique), et à la surconsommation alimentaire induite par le stress. En ce qui concerne les troubles du sommeil, les études chez l'animal visent à élucider les bases physiologiques des états de conscience, alors que les travaux chez l'homme se concentrent sur les aspects épidémiologiques, étiologiques et thérapeutiques de l'insomnie, ainsi que sur l'adaptation au travail de nuit et la dépression saisonnière.


5. « Neurobiologie de la santé mentale » (M. Hébert)

Les chercheurs regroupés sous cette thématique s'intéressent notamment à l'analyse moléculaire et les signatures neurobiologiques, neurocognitives et génétiques d'individus ou familles affectés de maladies psychiatriques incluant les troubles du spectre de l'autisme (TAS) et le trouble déficitaire de l'attention avec et sans hyperactivité (TDAH). En bout de ligne, l'objectif des chercheurs est de prédire et détecter précocement les vulnérabilités, d'optimiser le diagnostic, l'efficacité des traitements et du médicament et, en finalité, les probabilités de guérison. Ce regroupement tombe sous le concept de neuromédecine de précision, lequel vise à améliorer la gestion du « patient » en identifiant les prédispositions à une maladie (interception précoce de la trajectoire de la pathologie), et ses réactions à un traitement donné (par ex., possibles effets secondaires d'un traitement chez tel patient plutôt qu'un autre). Elle requiert l'identification de marqueurs biologiques spécifiques à une pathologie donnée. La biologie moléculaire, la neurocognition, la génétique, la neurophotonique, l'électrorétinographie (ERG), l'électroencéphalographie (EEG) contribuent à l'identification de ces biosignatures. L'introduction de l'ensemble de ces outils améliore la capacité de personnaliser le traitement, ce qui est particulièrement pertinent en neuropsychiatrie où il n'existe à ce jour aucune mesure biologique d'efficacité des traitements.

 

Effectifs

Chercheurs réguliers

  • ACHIM, Amélie
  • BASTIEN, Céline
  • BEAULIEU, Martin
  • BERTHOD, François
  • BOUYER, Laurent
  • BRETZNER, Frédéric
  • BUREAU, Alexandre
  • CALON, Frédéric
  • CHAHINE, Mohamed
  • CICCHETTI, Francesca
  • CLÉMENT, Michèle
  • GUITTON, Matthieu
  • HÉBERT, Marc
  • HÉBERT, Sébastien
  • HUDON, Carol
  • JACKSON, Philippe
  • JOSEPH, Vincent
  • JULIEN, Jean-Pierre
  • KHANDJIAN, Edward
  • KINKEAD, Richard
  • KRIZ, Jasna
  • LACROIX, Steve
  • LÉVESQUE, Georges
  • LÉVESQUE, Martin
  • MACOIR, Joël
  • MARQUET, Pierre
  • MAZIADE, Michel
  • MERCIER, Catherine
  • MERETTE, Chantal
  • MORIN, Charles
  • CÔTÉ, Daniel
  • De KONINCK, Paul
  • De KONINCK, Yves
  • DESCHÊNES, Martin
  • Di PAOLO, Thérèse
  • DROLET, Guy
  • DUCHESNE, Simon
  • DUPRÉ, Nicolas
  • FECTEAU, Shirley
  • GRAVEL, Claude
  • GROS-LOUIS, François
  • PARENT, André
  • PARENT, Martin
  • PELLEGRINI, Luca
  • PERNET, Vincent
  • PLANEL, Emmanuel
  • RIVEST, Serge
  • ROUILLARD, Claude
  • ROULEAU, Nancie
  • ROY, Marc-André
  • SAGHATELYAN, Armen
  • SCHNEIDER, Cyril
  • SOLIZ, Jorge
  • TIMOFEEV, Igor
  • TIMOFEEVA, Elena
  • TOPOLNIK, Lisa
  • TOTH, Katalin
  • TREMBLAY, Jacques P.
  • TREMBLAY, Pascale
  • VALLIÈRES, Luc

 

Jeunes chercheurs

  • ELALI, Ayman
  • LAFORCE, Robert
  • OUESLATI, Abid
  • VOISIN, Julien
  • RANGACHARI, Manu
  • SEPHTON, Chantelle F.
  • TREMBLAY, Marie-Ève
  • WILSON, Maximiliano A.

 

Chercheurs cliniciens

  • CANTIN, Léo
  • POURCHER, Emmanuelle
  • PRUDHOMME, Michel
  • SAIKALI, Stéphan

 

Partenariat


Milieu universitaire :


Différentes universités :

  • Paris VI
  • Strasbourg
  • Londres
  • McGill
  • Pittsburgh
  • Rutgers
  • Montréal
  • Yale
  • U. Manitoba


Principaux bailleurs de fonds


Bourses d'excellence


Infrastructure du centre et principaux équipements (technologie de pointe)

  • Salle de culture pour transfection virale
  • Salle de culture pour « yeast two-hybrid system »
  • Clonage et séquençage de gènes.
  • Animalerie et laboratoires connexes (neurochirurgie, neuropharmacologie et électrophysiologie)
  • Laboratoires d'électrophysiologie in vitro et in vivo (patch-clamp).
  • Microscopie électronique
  • Microscopie confocale au laser standard et multiphotons.
  • Systèmes d'analyse d'image
  • Systèmes d'imagerie fonctionnelle (e.g., calcium)
  • Système d'imagerie par Frequency Resonance Energy Transfer (FRET)
  • Séquenceur d'ADN
  • PhosphorImager
  • Système d'imagerie d'ADN

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